Ça craint pour la crédibilité de la France, les pseudo-émeutes des branleurs (1) de Clichy-sous-Bois et d'Aulnay-sous-Bois. Oui, mon billet n'est pas politiquement correct. Maintenant, ils tendent des embuscades à la Police et s'amusent avec des armes à feu. On envoie quand l'armée ? Je suis sur que nos militaires s'ennuient, et qu'ils seraient ravis de remettre de l'ordre dans ces zones de presque non-droit.

En parlant de droit, j'ai une anecdote: une copine, étudiante en droit, m'a raconté qu'un de ses profs a assisté à un vol dans une grande surface de la région Toulousaine. Sans se dégonfler, il va voir le gars qui avait 'échangé' son pantalon avec un modèle neuf, pour lui lire à peu prêt: Savez-vous que ce que vous venez de commettre est un élément constitutif du vol ?. Le gars l'a regardé, a haussé les épaules et a répondu que ce n'était pas grave. Le prof a prévenu qu'il devait signaler le vol, sinon sa responsabilité était engagée. Pas de problème, dixit le gars. Scandalisé, le prof est allé voir un vigile, qui lui a répondu On laisse faire. Encore plus scandalisé, le prof a insisté auprès des divers responsables, remontant jusqu'au 'grand' responsable de la grande surface. On lui a alors simplement expliqué que s'ils attrapaient le gars, le lendemain, une bande de quarante personnes viendraient et saccageraient tout. Alors, ils laissent faire. Le prof démoralisé, racontant cela à ses étudiants, leur a dit qu'il se demandaient si ce qu'il enseignait, ça ne servait à rien...

Je n'ai pas la TV, je suis peu les informations, et pourtant, loin du matraquage médiatique, je me demande de plus en plus si l'état ne devient pas incapable d'assurer son rôle premier : le sécurité des citoyens et de leurs intérêts.

(1) alias moi je suis malheureux j'ai pas de boulot et je ne suis pas intégré mais il est hors de question que je bouge mon cul pour tenter de m'en sortir, je suis un assisté en révolte, et de toute façon, c'est plus marrant de foutre le feu aux voitures, une minorité de la population banlieusarde. Cette minorité dessert l'image des "banlieusards" et elle pousse - hélas - à l'ancrage des préjugés envers les chômeurs et les descendants d'immigrés.