Parfois, quand on meurt et qu'on a fait de grosses bêtises, on ne va pas au paradis, ho non ho non. A la place, on va au purgatoire. Sauf qu'on ne sait pas que l'on y est, jusqu'à ce que l'on en sorte. Et bien maintenant je peux l'affirmer haut et fort : je suis mort, et j'ai été au purgatoire. L'expiation a été longue, trois années, et elle a prit forme en une entreprise d'apparence anodine au premier abord, pour se révéler ensuite fort déplaisante. Ma punition a été une longue litanie : mépris, dédain, tentative d'humiliation. J'ai dû être très très méchant autrefois. Je demande pardon à mes anciennes victimes.

Mais tout cela est terminé et, il faut bien l'avouer, cette expérience a été riche en enseignements. Je sais à présent exactement ce qu'il ne faut pas faire en management (en vrac: ne pas tenir sa parole, ne pas dévaloriser le travail d'autrui, ne pas manquer de respect, ne pas refuser de déléguer des responsabilités, ne pas écouter, ne pas offrir de bonnes conditions de travail...) et en commercial (en vrac: ne pas s'écraser comme un moins que rien devant un prospect, ne pas enfoncer les délais, ne pas tromper sur la qualité, ne pas trop miser sur des débouchés potentiels extraordinaires...).

Souhaitez moi bon courage pour ma nouvelle vie, une montagne de boulot m'attend!