Lors de mes derniers déplacements pour les concert du festival 31 notes d'été, j'ai toujours été agréablement surpris : la musique était bonne, l'équipe technique faisait son boulot et le public était sympathique. Que demander de plus ? Et bien que cela continue!

Hélas, cela n'a pas été le cas samedi à Mauressac, petite commune dans laquelle s'est produit le groupe La Chanca.

Commençons par la partie technique:
- 30 minutes après le début théorique du concert, les réglages n'étaient pas terminés
- à la première utilisation d'un micro : piiiiiiiiiii... du larsen!
- malgré la tonne de matériel exhibé, le son était naze : aucun volume, des instruments plats, inexpressifs. Même le violon!
- en plein concert, un technicien s'amuse, hop, encore du larsen
- un spot rouge (le seul au milieu de toute la lumière blanche) donne à deux chanteurs une drôle de teinte (au début, je croyais qu'un des musiciens avait un coup de soleil!)
- la scène est tellement mal orientée que 30% des spectateurs sont en face, et 70% sur la droite. Allez comprendre!
En bref: n'importe quel amoureux du son avec des bons micros amplifiés, une table de mixage analogique et un bête ampli aurait mieux fait.

Enchaînons brièvement sur la musique: facile à entendre, difficile à écouter (je vous laisse interpréter), et rien de Jazz comme indiqué (marketing musical, quand tu nous tient...).

Terminons avec le public: une catastrophe! Si si, c'était la première fois que je me retrouvais avec des irrespectueux. Ça piaille, ça ne sait pas tenir ses gamins, ça dérange tout le monde pour aller chercher une barquette de frites, et ça redérange toute le monde pour ramener ladite barquette de frites, avec un pardon qui sonne plus faux qu'un discours d'homme politique. Mesdames et messieurs les organisateurs, par pitié, ne laissez pas les vendeurs de bouffe opérer PENDANT le concert. Avant et après, c'est bien suffisant, non ?

31 notes d'été 2006: Jacso, Bankal Bal, La Chanca, Vrack, Compagnie Vendaval et compagnie Brazko, Les grandes bouches