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lundi 2 octobre 2006

Bouchons pourris

Moi pas content. Quel est l'intérêt d'aller découvrir des vignobles, de battre campagne en recherche de châteaux et de dégustations viticoles, d'acheter et de conserver amoureusement quelques bouteilles prometteuses dans une cave improvisée pour que le jour fatidique, le bouchon, vérolé, transforme le moment de plaisir en bagne. Hein ?

Que les fabricants de bouchons de vin pourris soient maudits jusqu'à la vingtième génération, que des fistules récurrentes leurs détruisent le derrière, que leurs jambes gangrenées ne leurs permettent plus de se tenir au dessus de la plus immonde des fanges, qu'ils chutent et sentent jusque mort s'ensuive l'horreur de leur incompétence.

Le poids du monde

Place Esquirol. Je viens de sortir d'un RDV avec un assureur à la CCI. Très didactique, il a bien répondu aux quelques questions que je me posais sur l'assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro) d'un éditeur de logiciel. Pour mémo, si vous faites de l'informatique, fuyez les mutuelles. Elles sont adaptées aux métiers de l'artisanat et aux particulier, mais pour ce qui est des nouvelles technologies...

Revenons place Esquirol. J'ai croisé un jeune homme impressionnant de tristesse. Ses yeux vides ancraient son regard dans le bitume, et ses épaules étaient tellement voûtées que j'ai compris l'expression porter le poids du monde sur ses épaules, même si elle n'était pas forcément adaptée à son cas. Il transpirait un mélange de désarroi et de résignation. Un coup de fil plus tard, je l'oublie et je marche direction l'Arsenal.

J'ai retrouvé Amandine et un de ses potes, Julien (un grand brun classe et ténébreux), pour manger un sandwich. La rue qui borde les terrasses de resto est bondée de jeunes étudiants. Forcément, ça me donne un coup de vieux. "Ne t'en fais pas, tu est encore un jeune ... entrepreneur" me dit Amandine. Ben voyons.

Sortie au Purgatoire de Toulouse

Samedi soir. Pour une fois, je suis en forme. J'ai envie de bouger, de faire le fou, ça me ramène presque trois ans an arrière. Princesse est fatiguée, elle préfère rester se reposer à l'appartement. J'envoie un SMS à ma pote de bringue, Amandine, celle avec qui justement je faisais le fou sur le danse floor il y a quelques années. Elle me rappelle aussitôt, elle est partante.

Aux environs de minuit, après avoir regardé avec Princesse "Escrocs mais pas trop" de Woody Allen, je sors, direction Vigoulet Auzil. Amandine y est avec ses parents, à une soirée chez son oncle revenu récemment dans la région. Ils m'ont attendu pour le dessert, un gâteau mille-feuilles et du champagne rosé. C'est sympa. Surtout que j'adore le mille-feuilles, c'est ma pâtisserie préférée.

Une heure passée, je suis garé rue Pargaminière, attendant Amandine en bas de chez elle. Elle devait rentrer pour changer ses chaussures. C'est sur, avec des talons, même pas bien haut, il est difficile de tournoyer sur les pistes de danse sans se ruiner les pieds pour une semaine.

Un quart d'heure plus tard, on arrive au Purgatoire. Étonnant, le vigile nous accueille avec un grand sourire et nous serre la main. Mais pourquoi donc ? C'est idiot, ce monde où on se pose des questions dès que quelqu'un semble agir gratuitement pour notre bien être. Je m'en veux un peu, de cette méfiance dans laquelle j'infuse depuis que je suis arrivé en métropole.

Avec Amandine, on se déchaîne sur les musiques endiablées dés notre arrivée. En quelques minutes, on est couvert de sueur. De grosses gouttes salées perlent, et parfois rappellent douloureusement leur présence au contact des yeux. Que c'est bon de sentir son corps, ses limites. J'avais presque oublié. Je retrouve progressivement mes anciens réflexes, et j'arrive sans trop de peine à caler mon rythme de danse pour être à la limite du point de côté. Ca vaut tous les footings du monde.

On alterne entre la piste de danse et quelques minutes de repos pendant lesquelles on apprécie l'ambiance. Le purgatoire est bien mieux qu'avant. L'agencement est resté le même, mais l'ambiance a changé. C'est plus décontracté, plus bon enfant. Bien sur, on repère vite les quelques dragueurs heureusement pas trop lourds, mais on constate que les gens sont avant tout ici pour s'amuser, simplement, sans excès. C'est appréciable.

Un danseur se démarque, non pas par sa façon de bouger - il est assez statique - mais par son aspect. Il ressemble à un gosse de six ans ramené à un mètre soixante quinze, avec quelques kilos en plus. Sa bonhomie lui donne un air de nounours, et ses cheveux blonds achèvent l'impression d'avoir en face de soi un allemand, croisement entre un jeune figurant dans une publicité Kinder et un authentique buveur de bière. Pardon pour les clichés.

Ce danseur, donc, est arrivé avec un couple. Il a d'abord dansé un peu, sans conviction, puis il s'est retiré alors que je buvais un Coca avec Amandine. Quand on est retourné faire les fous, Amandine n'a pas pu s'empêcher d'inviter cette personne à nous rejoindre. On a ensuite discuté un peu tous les trois. Il n'est pas allemand, mais français, de lyon, et il est actuellement en école d'ingénieur. Mais pour montrer que les clichés, parfois (hélas ?), ce n'est pas innocent, il a avoué être un grand buveur de bière, lors de soirées-beuveries étudiantes (aille aille aille), et en troisième mi-temps de match de foot (bon, t'aurais pu être sympa, mais bye bye, hein, sans rancune).

Un peu après cinq heures du matin, on a levé le camp. Je serais bien resté un peu plus, mais Amandine commençait à fatiguer (elle n'avait pas anticipé la soirée à coup de grasse-mat et de sieste préparatoire) et le dimanche s'annonçait assez chargé pour moi, car avec Princesse nous avions comme projet d'aller à une foire-explosition sur les plantes. Mais elle y est allé sans moi, car je n'ai pas réussi à décoller de mon lit avant treize heures.