Il faut avoir les nerfs solides pour rester courtois en répondant à des mails du genre salut co-prestataire, au fait, à quelques jours du lancement du projet, maintenant que le client est d'accord sur les prestations et les devis que je ne t'ai sûrement pas fait valider, on veut une commission pour apport d'affaire.

Foutage de gueule.

En plus, c'est le client lui-même qui m'a demandé de travailler avec le co-prestataire, client que j'ai découvert de mon propre côté par hasard dans un salon...

Double foutage de gueule.

Je ne sais pas encore si j'entre dans ce jeu mesquin ou si je lâche toute l'affaire, mais ma seule certitude, c'est qu'à l'avenir j'ai intérêt à clarifier le point d'apporteur d'affaires (AA) en tout début de contact commercial. La clarification sera un processus contractuel (j'ai justement terminé ledit contrat il y a a peu).

Mais normalement, quand il n'y a pas foutage de gueule, comment est-ce que ça se passe ?

Un AA doit passer par une procédure stricte pour déclarer un prospect : il doit remplir une fiche de renseignements et la soumettre à l'entreprise. Si le prospect n'est pas déjà connu par l'entreprise, alors le prospect est accepté et l'AA touche automatiquement un pourcentage sur le CA généré par le prospect pendant une période définie. Il est important de noter que l'AA n'est en aucun cas autorisé à effectuer des démarches au nom de l'entreprise (établissement de devis, récupération d'acompte, etc etc).

Cette procédure, je ne l'ai pas inventée, mais je l'ai adoptée.