Certains soirs, j'ai des éclairs de génie logiciel. Une architecture un peu bancale trouve de nouvelles et solides fondations, un problème d'optimisation voit sa solution littéralement tomber du ciel. Bref, c'est chouette.

D'autres soir, plus rarement, viennent à l'improviste des visions décalées de ma réalité. Paf, d'un coup! Je vois les gens différemment, avec un fort sentiment de me rapprocher un peu plus de la vérité que lors de la monotonie des jours qui défilent.

Et parfois, ça fait peur. Des mythes tombent, des stéréotypes se mettent en place, comme l'ingénieur fier de son travail et qui a déjà tracé tout son futur : la copine pas chiante, le toit qui va au dessus, la petite épargne pour les vacances et la retraite, la voiture qui fait vroum vroum, le tri des ordures pour faire écolo et compenser la voiture qui fait quand même du 6l au 100kms, etc etc. Il y a aussi la jeune femme élevée dans les remous des vagues féministes, atteinte du syndrome du moi aussi je le peux et qui rêve donc elle aussi du copain parfait, du parquet qui va dessous, des vacances culturelles et au soleil, des marmots qui n'entravent pas sa vie professionnelle, etc etc.

Mais un stéréotype, n'est ce pas s'éloigner de la vérité ? Ha ha, paradoxe. Je ne pense pas. On est tous formatés, et on fait surtout bien attention à l'oublier. Le cerveau aime les repères stables et consensuels, à un point tel qu'il dénie facilement les paradoxes et les contraintes. Nous sommes des irrationnels en puissances.

Dans le troupeau de moutons, il y a quelques brebis galeuses. Les bienheureuses.

Bon, j'ai écris assez de conneries généralistes, saletés de moments de lucidité qui me fait aussi comprendre qu'écrire ça, ça ne sert à rien. Vous avez quand même tout lu ? Ha ha, dommage.

Bhèèèèèèè (il est pas beau, mon bêlement ?)